Tout homme doit savoir soit parler, donner ou travailler pour être utile à lui-même, à sa communauté et à son pays.

Symposium des langues


Un symposium sur les langues et développement organisé par BELWET

Premier du genre à être organisé par l’association BELWET, ce congrès de spécialistes sur les langues & développement, tout en mettant à nu les langues étrangères, avait pour objectif de faire des langues locales des pays africains un puissant vecteur de développement endogène. Animé par les éminents Professeurs Moussa DAFF du Sénégal, Pierre MALGOUBRI et Tindaogo VALEAN du Burkina, ce symposium s’est déroulé ce Vendredi 24 Janvier 2020 dans la salle de conférence Somkèta de la RAN Hôtel de Ouagadougou.

Placé sous la présidence du Ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation représenté par son Ministre Délégué, sous le Parrainage du Pr Serge Théophile BALIMA et le Co-parrainage du Pr Moussa DAFF de l’université Cheik Anta DIOP du Sénégal, le présent symposium s’inscrit dans une quête de revalorisation des langues locales africaines en particulier et de la culture africaine en générale.

En effet sous nos cieux africains, il est indéniable que les langues maternelles sont de plus en plus délaissées au profit d’autres langues, ce qui représente une menace sûre pour la culture africaine en générale.

C’est sous le thème : « Langues & Développement » que s’est tenu ce symposium qui a démarré à 15h30 dans la salle Somkèta du RAN Hôtel qui pour l’occasion a refusé du monde dans cette soirée du vendredi 24 Janvier 2020.

L’animateur du jour après avoir rendu les hommages aux officiels et souhaité la bienvenue à l’ensemble des participants, a laissé entendre que le symposium allait s’articuler dans un premier temps autour des discours.

A cet effet le Dr Awa TIENDREBEOGO, enseignante chercheur à l’université Joseph Ki ZERBO, prenant la parole, a d’abord salué respectivement toutes les présences avant de laissé entendre qu’après avoir suivi une formation de l’une des associations du LarléNaaba Tigré, elle a éprouvé le légitime sentiment que cette expérience doit être partagé dans le monde agricole. C’est ainsi qu’ensemble, ils ont décidé de former une équipe qui allait se pencher sur la question à effet de traduire cette expérience en un ouvrage de huit (8) langues Burkinabè, ce qui a valu des ovations.

Dans sa lancée, Awa TIENDREBEOGO trouve que cette traduction de l’expérience en plusieurs langues du pays est la preuve de la volonté du LarléNaaba Tigré à promouvoir le vivre-ensemble et le partage, gages de la cohésion sociale tant recherché dans le monde des humains.

Cet ouvrage, selon l’intervenante s’adresse à tous les fermiers du Burkina Faso et d’ailleurs et peut également servir d’appui à la formation des formateurs sans oublier que l’ouvrage doit être un guide dans la pratique agricole de cette génération soucieuse de préserver les sols, de conserver les richesses écologiques que les ont légués leurs ancêtres.

C’est ainsi, poursuit-elle, qu’elle peut affirmer que le LarléNaaba Tigré a une vision claire du devenir de son pays, dans le long processus de la lutte contre la faim.

Elle justifie la tenue du présent symposium comme un préalable scientifique à effet de cautionner la dédicace de l’ouvrage.

Revenant au symposium, elle laisse entendre qu’il est animé par d’éminents Professeurs que sont le Pr Moussa DAFF du Sénégal, le Pr Pierre MALGOUBRI de l’université Joseph Ki ZERBO et le Pr Tindaogo VALEAN de l’université de Koudougou,  tous spécialistes des questions complexes du linguisme et du développement.

C’est sur ces mots que le Dr Awa TIENDREBEOGO, saluant une fois de plus le LarléNaaba Tigré par qui ce symposium se tient, a ensuite dit merci à l’auditoire avant de passer le micro sous des applaudissements.

A sa suite, S.E le LarléNaaba Tigré, l’homme par qui le symposium se tient est passé au parloir. A cet effet et comme à l’accoutumé, il a tenu à présenter ses hommages à tous les officiels et toutes les sensibilités présentes.

Par la suite, il a tenu à remercier Dieu ainsi que les mannes des ancêtres pour cette belle opportunité que la divine providence leur donne de se retrouver.

Sa pensée particulière va ensuite à l’endroit du MooghoNaabaBaongho, empereur des Mossés, dont la clairvoyance, l’amour de la patrie, le sens du consensus lui valent d’être le socle et le recours pour la paix, la culture et la cohésion sociale d’après l’intervenant. C’est l’occasion pour lui de saluer à sa juste valeur toute la classe des rois, notabilités, responsables coutumiers et religieux du pays dont le rôle et la place pour un Burkina de paix est plus que jamais sollicité dans cette phase douloureuse, marqué par le défi sécuritaire à relever.

Dans sa lancée, l’orateur laisse entendre que leurs diversités constituent leur richesse et maintenant plus que jamais le vivre-ensemble qui est en train d’être ébranlé restera leur socle pour l’épanouissement des hommes et des femmes de leur cher Faso.

L’orateur n’oublie pas de rendre un hommage aux Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et en mémoire à toutes les victimes du terrorisme. C’est ainsi qu’il a invité toute l’assistance à observer une minute de silence en la mémoire des disparus.

C’est dans cet élan d’hommage qu’il salue et encourage les autorités politiques du pays ainsi que tous les responsables d’institutions pour le travail de résilience qui est fait au quotidien afin que le pays brille de mille feux.

Revenant à l’objet du jour, l’orateur laisse entendre que la cérémonie qui les réunie ensemble cet après-midi est le symbole même de la résilience du peuple Burkinabè, de sa frange intellectuelle et des bâtisseurs pour dire non au sous-développement, non au sort dans lequel des esprits malsains tendent de les y emmener.

L’orateur justifie son assertion en disant « qu’on » voudrait leur faire croire que le Burkina Faso est pauvre, très endetté au sol aride avec un taux d’analphabétisme qui l’empêche d’amorcer le développement.

L’orateur contredit ce concept en laissant entendre que le Burkina Faso a des terres cultivables inexploitées et que le pays fut pendant longtemps le premier producteur de coton en Afrique et l’un des meilleurs producteur de coton dans le monde. Dans sa lancée, S.E le LarléNaaba Tigré avance que le sous-sol Burkinabè regorge de beaucoup de minerais et que le boom minier n’est pas prêt de s’arrêter. A cela s’ajoute, d’après lui la richesse d’une population jeune et dynamique dont la bravoure légendaire a contribué à bâtir l’Afrique de l’Ouest, sans oublier leurs ancêtres anciens combattants qui ont combattus dans les guerres mondiales.

Revenant au symposium, S.E le LarléNaaba Tigré affirme que l’intitulé du symposium « langues & Développement » est interpellateur et laisse entendre qu’il est temps pour eux de croire en eux-mêmes, de se regarder dans leur propre miroir historique et culturel et de refuser à qui que ce soit de les définir à leur place.

Concernant le thème du symposium, l’orateur dans ses essais défini la langue comme étant un outil d’expression, un moyen de communication mais aussi un moyen d’action qui commande les leviers du développement. Cependant il se pose la question à savoir de quelle langue s’agit-il ? Et trouve que toute la question est à ce niveau.

C’est ainsi qu’il laisse entendre que les communications qui seront faites au cours de ce symposium apportera des réponses à la hauteur des attentes des participants.

S.E le LarléNaaba Tigré, initiateur du symposium lors de son intervention. 

C’est l’occasion pour lui de saluer le monde universitaire et de la recherche scientifique et technologique pour leur combat au quotidien pour apporter des réponses au défi de leur développement avant de les faire savoir que le peuple Burkinabè et la grande majorité de producteurs et de productrices comptent sur eux.

Pour clore ses propos, l’orateur a réitéré ses remerciements aux officiels présents et à toutes les sensibilités qui ont sacrifié leur vendredi soir pour être à ce rendez-vous de comment faire pour que le Burkina Faso sorte de la misère, sorte de la faim pour être encore plus fort pour amorcer un développement solide et durable.

C’est sur ces mots que S.E le LarléNaaba Tigré a quitté le parloir.

La troisième personnalité à prendre la parole fut le Pr Serge Théophile BALIMA. A cet effet et se basant sur l’ouvrage du Président de BELWET dans la première partie, il a fait un bref rappel sur BELWET qu’il dit être une association laïque crée en 2003 qui a pour ambition de promouvoir des activités agro-sylvo-pastoral. Cette association selon lui s’intéresse aux paysans et à tous les acteurs de développement de l’agriculture, de la pisciculture, de l’apiculture et de l’élevage et c’est à ce titre que l’association est la porteuse du projet.

Le Pr Serge Théophile BALIMA présente le promoteur de l’association en la personne du LarléNaaba Tigré qu’il qualifie de personnalité coutumière rattachée à Sa Majestéle MooghoNaaba. En pays Moaga poursuit l’orateur, le LarléNaaba est de la grande famille des « Tansoba »et est également un expert en coutumes et traditions, un dépositaire de certains rites du royaume.Intronisé le 26 Février 1990, il fut l’unique député le 14 Février 2014 à démissionner de l’Assemblée Nationale pour rejoindre la fronde sociale et salue au passage l’engagement patriotique de ce dernier qui sait se ranger du côté de son peuple, ce qui a valu des ovations.

La deuxième partie de l’ouvrage expose les méthodes de la fondation pour l‘agriculture selon toujours le Pr Serge Théophile BALIMA qui sont des méthodes qui permettent de maximiser la production agricole sans labour ni produits chimiques et en préservant les sols pour les générations futures.

En tant que Champion National en Nutrition poursuit-il, le LarléNaaba Tigré est le promoteur des principes « Méthodes & Pratiques » qui a pour finalité de créer de l’espoir pour les personnes extrêmement vulnérables, disposant de peu de ressources tout en améliorant leurs conditions de vie.L’approche de la fondation selon lui comporte deux (2) phases dont la formation et l’éducation qui s’agit d’apprendre la technique en se laissant former.

Revenant sur le promoteur, l’orateur laisse entendre qu’à travers sa vision et ses actes, on découvre la place que le Larlénaaba accorde à l’éducation, à la formation des paysans et à la recherche.

Le Pr trouve que cette qualité exceptionnelle de l’homme mérite encore d’être saluée car selon lui la notion de chercheur ne se limite pas au CNRST (Centre National de Recherche Scientifique et technologique) ou à l’université.

A ce titre, le Pr laisse entendre avoir participé à un débat au cours duquel il était question d’attribuer le qualificatif« d’inventeur » à des hommes et des femmes qui arrivent à trouver des solutions sans passer par le circuit universitaire.

Avis que le Pr ne partage pas et explique cela en disant que le LarléNaaba peut être admis en leur sein avec toutes les dimensions qu’il représente sans aucun problème, ce qui a valu des ovations.

Toujours dans l’ouvrage du Président de BELWET, l’orateur laisse entendre qu’il y est proposé des moyens techniques pour réaliser cette formation pratique sur le terrain. Et ce qui est impressionnant selon le Pr, c’est que la méthode exposée ne nécessite pas une machinerie mécanisée et les gens n’ont pas besoin de tracteur pour les réalisations. Ce qui veut dire selon toujours le Pr que le promoteur a trouvé des outils accessibles à l’ensemble du monde paysan.

Concernant le processus de vulgarisation, le Pr laisse entendre qu’il se fait en 4 étapes : préparation de la terre, ensemencement, récolte et post récolte.

Sur ce, le Pr avance en disant que les méthodes présentées dans l’ouvrage sont originales en ce sens qu’elles concilient les pratiques agricoles avec les réalités observées. L’importance fondamentale selon l’orateur réside dans le fait que ces méthodes sont exprimées dans les langues nationales.

La troisième partie de l’ouvrage, selon le Pr est consacrée à la préparation des engrais liquides et solides bio et leurs modes d’emploi.

De ce qui précède, le Professeur exprime ses pensées en disant que le fait que l’ouvrage soit bien illustré et permettant de suivre le processus en image et en formant les paysans dans leurs propres langues, le LarléNaaba Tigré confirme qu’il n’y a pas de langue de classe, mais plutôt un usage de classe de langue, car la classification en langues privilégiées et en langues définies découle non pas de considération linguistique mais de repères politiques.

Poursuivant, le Pr avance que l’expérience pratiquée par le LarléNaaba démontre bien que le savoir et le savoir-faire peuvent être transmis dans leurs propres langues et avec efficacité. C’est dans ce sens que l’orateur affiche son opposition à l’assertion du Canadien Marshallqui pense que l’oralité est le stade inférieur  de l’évolution de l’humanité.

La quatrième partie de l’ouvrage du LarléNaaba Tigré montre comment il est possible de fabriquer des matériaux simples, accessibles pour protéger les terres et favoriser les rendements agricoles avec des moyens financiers, matériels et techniques limités.

C’est pour toutes ces raisons que le Pr affirme que cet ouvrage revêt un grand intérêt à la fois pour les paysans ainsi que pour les chercheurs. C’est également selon lui, un manuel à la promotion de l’auto-suffisance alimentaire.

Revenant sur la définition des langues de développement, le Pr avance que ce sujet fait l’objet de débat passionné car certains considèrent que par rapport à leurs langues, il faut procéder à des aménagements techniques pour qu’elles deviennent plus utiles et plus efficaces.Cependant d’autres pensent qu’il faut inventer des lexiques spécialisés pour pouvoir décrire des matériaux modernisants.

Sur le plan social, le Pr laisse entendre que la langue tisse l’intégration sociale parfaite et participe à l’endurance morale à travers la formation de la volonté, du caractère, du raffermissement de l’équilibre social à travers la simplicité, la modestie, la sérénité, la souplesse,  l’amabilité, la loyauté, la patience, le dévouement et ceci par l’intermédiaire des proverbes, contes et fables, de devinettes et des exploits du passé.

Il poursuit en disant que c’est par cet aspect pédagogique que l’enfant et l’adolescent se familiarisent avec les règles du travail, de la morale et du droit coutumier. Il ressort de ce fait selon le Pr que l’on apprend plus aisément les sciences et techniques dans sa propre langue que dans une langue étrangère.

Ainsi poursuit-il, avec l’introduction de la langue française à travers la colonisation, le système éducatif traditionnel est modifié. Il explique cela en disant que les agents éducatifs sont souvent étrangers au système éducatif tout simplement parce que les finalités de la formation échappent au fondement culturel de leurs communautés.

De ce qui précède, il s’en suit que les méthodes de transmission du savoir et des connaissances ne sont plus celles des milieux traditionnels. Les aspirations de la jeunesse ne sont plus celles qui y prévalaient, c’est ce qui explique selon lui l’ambivalence, la double identité de ces jeunes, soumis aux influences de cultures exogènes qui sont souvent au détriment de celles véhiculées par les langues nationales.

Pour terminer, le Pr Serge Théophime BALIMA laisse entendre que la banalisation insuffisante des langues locales place le pays dans les fragments du développement et plus précisément dans les conflits d’identités permanents et dans une recherche de repères introuvables.

C’est pour toutes ces raisons que le Pr conclut qu’au regard de ce qu’enseigne l’expérience sur le LarléNaaba Tigré ainsi qu’au regard du contenu de son ouvrage, il tient à rendre un vibrant hommage à ce dernier pour sa clairvoyance et ses initiatives révolutionnaires.

Ci-contre le Pr Serge Théophile BALIMA, par ailleurs Parrain du symposium lors de son intervention.

Après la communication assurée par le Pr Serge Théophile BALIMA, ce fut le tour du Ministre délégué représentant le Ministre de la recherche scientifique et de l’innovation de prendre la parole.

A cet effet, ce dernier a également tenu d’abord à saluer nommément toutes les sensibilités présentes avant de laissé entendre que les organisateurs de ce présent symposium sur le thème Langues & Développement ont sollicité le Ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, le Pr Alkassoum MAÏGA, pour lui demander d’en assumer la présidence.

Il poursuit en disant que pour des raisons d’agenda, le Ministre n’a pu faire le déplacement mais lui a désigné, ce qui lui vaut l’honneur de le représenter cet après-midià ce symposium.

Revenant au thème du symposium, le Ministre délégué laisse entendre que les locuteurs d’une langue se comprennent spontanément sans avoir besoin de traducteurs ni de dictionnaire. La langue constituée de parole selon lui est l’un des éléments qui différencient l’homme des autres espèces animales. Mais le plus important c’est que la langue remplie deux (2) fonctions sociales essentielles : elle permet la communication entre les acteurs sociaux et permet d’identifier l’utilisateur comme appartenant à un groupe social connu. La langue est donc selon lui le support des sentiments, de la littérature, de la musique, du désir et des rêves, de la division de la science et de la technique. Les membres de la communauté ses locuteurs, qui peuvent quelque fois s’étendre au-delà d’une frontière politique et même sur plusieurs pays ou sur plusieurs continents.

De ce qui précède, l’importance de la langue pour le maintien et le développement d’une culture et d’une identité est donc primordiale selon le Ministre délégué.Dans sa lancée il dit que certaines langues ont été créées pour faciliter les intercompréhensions entre des locuteurs à l’occasion d’échanges commerciaux, c’est le cas en Afrique du Centre et de l’Est. Il  poursuit en disant qu’il est connu que l’enseignement dans la langue maternelle de l’enfant lui permet un apprentissage plus rapide à l’école, comme le confirme chaque année, les performances des écoles bilingues au Burkina Faso.

Toujours à propos des langues, le Ministre Délégué laisse entendre qu’il y a actuellement dans le monde environ 6000 langues différentes et il est établit que celles qui ont le moins de locuteurs disparaissent actuellement au rythme d’une langue tous les 15 jours.

Par contre, certaines langues s’imposent dans le monde selon le Ministre délégué : l’anglais parlé par 1 milliards 500 millions de personnes comme langue de commerce et des échanges scientifiques, le Mandarin parlé par près d’un milliards de personne, l’espagnol et l’Arabe parlés par près de 500 millions de personnes par langue, l’Indi par près de 350 millions de personnes dans des aires géographiques déterminés. Le français qu’il qualifie de leur héritage historique arrive en 6è position avec environ 250 millions de locuteurs.

Il laisse le soin aux Professeurs qui vont animer le symposium de traiter des liens directs entres les langues et développement. Cependant il tient à souligner que de nombreux pays utilisant des langues différentes, ont réussi leur développement et des pays utilisant la même langue sont à des niveaux de développement très différents les uns des autres.

Avant de clore ses propos, le Ministre délégué a déclaré ouvert le présent symposium. Il a ensuite tenu à réitéré ses salutations au Parrain du présent symposium, à l’invité spécial en la personne d’Apollinaire COMPAORE, au LarléNaaba Tigré pour ses efforts inlassables ainsi qu’aux organisateurs du symposium pour leur pensée au Ministre de la recherche scientifique et de l’innovation.

C’est sur ces mots que le Ministre délégué représentant le Ministre de l’enseignement supérieur quitte le parloir.

Le Ministre délégué, représentant le Ministre de l’enseignement supérieur, M. Urbain COULIDIATY lors de son intervention.

A l’issue de l’intervention du Ministre délégué représentant le Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et technologique, une pause est intervenue avant le début effectif du symposium proprement dit.

C’est à ce moment précis que le point de presse est intervenu au cours duquel le Ministre délégué à tenu tout d’abord à remercier les organisateurs et le LarléNaaba Tigré pour l’invite faite au Ministre de l’enseignement supérieur et profité l’excuser pour son absence.

En rapport avec le symposium, le Ministre délégué avance que le thème du symposium « Langues & Développement » est un thème pertinent et d’actualité car selon lui la langue les renvoie à leur image, à leur histoire culturelle et permet une communication entre les acteurs sociaux. Ce qui fait de la langue un support incontournable, fondamental dans la mise en œuvre des activités d’une communauté.

Le Ministre délégué a tenu ensuite à souligner l’importance des langues locales qu’il qualifie de puissant vecteur dans la transmission du savoir et pense finalement que ces langues peuvent contribuer véritablement à apporter des solutions aux problèmes de développement de leur pays.

Ci-contre le Ministre délégué M. Urbain COULIDIATY lors du point de presse.

A sa suite le Professeur Serge Théophile BALIMA est passé devant la presse. A cet effet et répondant à la question sur la thématique en tant que chercheur, le Pr laisse entendre que pour se développer il faut passer par la transmission du savoir et du savoir-faire c’est pour cette raison que le Pr trouve qu’il faut promouvoir leurs propres langues de manière à ce que la diffusion du savoir soit plus vaste au sein de leurs communautés car tout le monde n’a pas été à l’école française. Cependant ces communautés peuvent accéder au savoir à travers leurs propres langues. Il exhorte de ce fait leurs linguistes à travailler à enrichir leurs langues nationales de manière à ce qu’ils puissent mobiliser plus facilement leurs communautés en faveur des actions de développement.

Ci-contre, le Professeur Serge Théophile BALIMA, Parrain du symposium face à la presse.

La troisième et dernière personnalité à passer au point de presse fut le LarléNaaba Tigré. A cet effet et face à la question du symposium,  celui-ci répond en disant qu’étant un homme engagé pour le développement de sa patrie, il a compris qu’il faut une masse critique importante de citoyens et de citoyennes Burkinabè qui comprennent les outils modernes pour la fabrication des engrais à effet de croitre les récoltes. Pour cela, avance-t-il, il fallait passer nécessairement par la langue des uns et des autres. Paraphrasant le Parrain, le LarléNaaba laisse entendre qu’au Burkina il y a peu de gens qui comprennent le français, cependant tout le monde comprend sa langue.

De ce constat, il trouve que s’il y a une communion des outils de production des engrais dans les langues nationales, il pense qu’il y aura une masse critique importante de citoyens et citoyennes qui pourront être aptes à créer plus de récoltes et de richesses dans leurs localités.

C’est pour cette raison, avance le LarléNaaba qu’il a souhaité que ce symposium campe le décor avant la dédicace du livre.

Concernant le contenu du symposium, le LarléNaaba Tigré dit laisser le soin aux éminents Professeurs de traiter de ces questions.

Quant au nombre de langues dans lesquelles le livre est traduit, le LarléNaaba Tigré laisse entendre qu’il y a 8 langues locales et plus du français qui fera 9 langues au total.

Ci-contre, S.E le Larlé Naaba Tigré face à la presse.

C’est le point de presse avec S.E le LarléNaaba Tigré qui marqua la fin de la cérémonie officielle du lancement de ce symposium autour des langues et développement au environ de 17h15mn.

C’est après cette étape qu’a débuté le symposium proprement dit sous la présence du Promoteur le LarléNaaba Tigré et avec pour animateurs les Professeur Moussa DAFF de l’université Cheik Anto DIOP du Sénégal, Pierre MALGOUBRI de l’université Joseph Ki ZERBO et Tindaogo VALEAN de l’université de Koudougou.



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