Tout homme doit savoir soit parler, donner ou travailler pour être utile à lui-même, à sa communauté et à son pays.

Opération CNIB: Ouaga

BELWET subventionne 2000 Cartes Nationale d’Identité Burkinabè (CNIB) au profit des populations

La maison des jeunes « Larlé Naaba Ambga » sise dans l’arrondissement N°2 de Ouagadougou a servi de cadre ce samedi 18 Mai 2019 pour le lancement officiel de l’opération d’établissement de 2000 CNIB au profit des populations. A l’initiative de BELWET en collaboration avec l’Association pour la Promotion des Jeunes et des Femmes du Burkina Faso (A.P.J.F.BF), cette opération subventionnée de CNIB visait à aider les populations soit pour renouveler leur carte en cours de péremption, soit d’en établir simplement une nouvelle.

Au Burkina Faso, pour jouir de ses droits et prérogatives que confère la nation à ses citoyens est de se faire établir sa Carte Nationale d’Identité Burkinabè (CNIB). Les conditions à cet effet est d’atteindre un seuil d’âge de 18, posséder son acte de naissance, disposer d’une somme de deux-mille cinq-cents (2 500) francs CFA et de se rendre dans un des lieux officiels désignés pour l’enregistrement et la production de ce précieux sésame.

Connaissant le niveau de vie de la majorité des Burkinabè, remplir toutes ces conditions permettant d’avoir accès à la CNIB demeure un parcours de combattant.

C’est dans ce contexte que l’Association BelemWendTiga (BELWET), toujours soucieuse de la condition de vie des populations, a pris l’initiative à travers son Président et en collaboration avec l’Association pour la Promotion des Jeunes et des Femmes du Burkina Faso (A.P.J.F.BF) d’organiser pendant 3 jours durant, une opération d’enregistrement et d’établissement des CNIB au profit des populations subventionnée à hauteur de 80%.

Très tôt en ce matin de samedi 18 Mai 2019 avant 7 heures, les populations composées de femmes, d’hommes et enfants avaient massivement pris d’assaut la maison des jeunes « Larlé Naaba Ambga » sise dans l’arrondissement n°2 de la ville, à tel point que la circulation sur la grande avenue qui mène à l’Ecole Nationale de la Police (ENP) était perturbée. Il fallait attendre jusqu’à 9 heures et quart pour voir l’arrivée des officiels sur les lieux.

Ci-dessus une vue des officiels à l’entame de la cérémonie.

Après une intervention liminaire assurée par l’animateur du jour, monsieur le Maire de l’arrondissement n°2de la ville pris la parole.

Au parloir, le Maire de l’arrondissement 2 a d’abord tenu à remercier les initiateurs de cette opération d’enregistrement et de d’établissement de 2000 CNIB subventionnées. Il poursuit en disant que c’est une chance et une joie pour nous de bénéficier de cette aubaine car la CNIB a beaucoup d’utilité. Avant de souhaiter une bonne cérémonie à toutes et à tous, le Maire de l’arrondissement 2 a attiré l’attention des uns et des autres à surveiller les dates de péremption de nos CNIB afin de ne pas être désagréablement surpris.

Le Maire de l’arrondissement 2 de Ouagadougou, Me Pierre YANOGO à la tribune officielle.

A sa suite, le représentant des 2 associations BELWET et l’A.P.J.F.BF, prenait la parole en public. A cet effet, il a salué le bien-fondé de cette opération et poursuivi en disant qu’il ne suffisait pas uniquement de se faire établir la CNIB, mais qu’il faut l’avoir en tout temps et en tout lieu, surtout dans ces périodes d’insécurité.

Il situe la cérémonie du jour en tant que campagne spéciale qui durera une dizaine de jours à l’issu de laquelle plus de 2000 CNIB seront produites. Il fait un plaidoyer à l’endroit des autorités du pays au profit des populations et réitère ses vifs remerciements au Larlé Naaba Tigré pour sa disponibilité. Il remercie enfin le parrain pour son engagement sans faille à l’endroit des jeunes et des femmes avant de quitter le parloir.

Le représentant des 2 associations pendant son allocution publique, M. Ibrahim YANOGO

L’ancien maire de la ville de Ouagadougou et Ministre d’Etat  M. Simon COMPAORE fut la troisième personne à prendre la parole. A cet effet et dans la langue locale (Mooré), il dit littéralement être quitté chez lui et être venu ici pour dire merci à ceux qui ont eu l’idée et la capacité d’organiser ce travail.

Il souhaite un bon déroulement à la présente cérémonie et invite tout le monde à dire merci au Larlé Naaba Tigré et à l’association A.P.J.F.BF pour le bienfait aux populations.

Le Ministre d’Etat poursuit en disant que certains vont penser que cette opération d’enregistrement et d’établissement de CNIB n’a d’autres buts que les échéances électorales (votes). A cet effet il invite ces personnes à se détromper car une des raisons d’avoir la CNIB est d’abord financière car si vous n’avez pas cette carte, il vous est impossible de faire une opération bancaire. La seconde raison est que le fait de posséder la CNIB vous confère la citoyenneté Burkinabè.

Il achève ses propos en disant que le gouvernement est content de cette initiative et souhaite que Dieu donne le pouvoir aux uns d’aider les autres.

Le Ministre d’Etat M. Simon COMPAORE lors de son intervention publique.

A la suite de la déclaration publique du Ministre d’Etat, il était question d’informer le public sur les conditions à remplir pour l’enregistrement et l’établissement des CNIB. Il faut donc :

  1. La photocopie légalisée de l’acte de naissance et la somme de 500 FCFA pour ceux qui ne disposent pas de CNIB ;
  2. La CNIB en cours de péremption ou périmée, la photocopie légalisée de l’acte de naissance et la somme de 500 FCFA pour ceux qui disposent déjà de la CNIB.

A l’issu de cette information publique, le Co-parrain de la présente cérémonie est passé à la tribune officielle.

D’entrée, le Conseiller de l’arrondissement 2 a situé l’importance de la CNIB par les contrôles sécuritaire qui sont actuellement menés par les Forces de Défenses et de Sécurités (FDS). Il ironise ensuite en disant que : « Même à Saaba (commune rurale de Ouagadougou ), les ânes ont des pièces ». Pour terminer, le Conseiller de l’arrondissement 2 par ailleurs Co-parrain et responsable des jeunes justifie et comprend la position de certains jeunes qui ne veulent pas se faire établir la CNIB par le manque d’emploi.

Le Co-parrain de la cérémonie, M. Jack ZIDA lors de son adresse publique

A la suite du Co-parrain de la cérémonie, le Président de BELWET S.E le Larlé Naaba Tigré est passé au parloir.

Comme à son accoutumé, il a tenu à remercier nommément toutes les personnes qui ont contribuées à la tenue de cette opération et ses remerciement à l’ensemble de la mobilisation. Il a tenu également à remercier le Président de BELWET quand il s’est rendu compte que c’est lui-même, chose qu’il ne trouve pas grave d’ailleurs.

Il se dit être content ce jour pour la tenue de cette cérémonie et remercie la présence de Simon COMPAORE avec qui ils sont ensemble depuis plus de 45 ans. Si ils sont toujours ensemble, c’est parce qu’ils ont des intentions de bien faire, à cela s’ajoute la sincérité l’un envers l’autre et il invite à l’occasion tout le monde à être ainsi. Il laisse entendre l’adage qui dit que : «  Si dans une contrée vous ne trouvez pas un doyen, cela n’augure pas une bonne chose ».

Le Président de BELWET continue en remerciant le Maire de l’arrondissement 2 qui a permis la tenue de la présente cérémonie en ces lieux. Il remercie aussi le mutuel des anciens ainsi que le Centre Delwendé pour leur mobilisation.

Il laisse entendre au public que c’est une coalition de dons qui va permettre de financer cette opération d’établissement de CNIB et invite en même temps tous ceux qui sont capable de produire une CNIB pour son prochain de le faire.

Il réitère le caractère apolitique de cette opération et rappelle que dès l’âge de 18 ans, tout Burkinabè a le devoir de se faire établir une CNIB. Il informe qu’ici même, il y a déjà au moins 5 personnalités qui ont décidé de réaliser cette opération dans leur village et arrondissement.

C’est sur ces mots que le Président de BELWET quitte le parloir non sans avoir une fois de plus salué cette mobilisation.

Le Président de BELWET, par ailleurs l’initiateur de cette opération, S.E le Larlé Naaba Tigré pendant son allocution.

Avant l’intervention du parrain de la présente cérémonie, l’artiste de renommé Jean Joé est monté sur scène pour détendre l’assistance.

Ci-dessus, l’artiste Jean Joé en prestation.

En introduction, le Parrain de cette cérémonie se dit ne pas bien comprendre la langue Mooré malgré que le gouvernement plaide pour la promotion des langues locales. Il s’efforcera tout de même pour saluer les hommes, les femmes et les vieux en Mooré.

Il poursuit avec la langue de Molière en disant que cette cérémonie offre une belle occasion de célébrer la mobilisation de l’ensemble de la population capable de s’exprimer et d’utiliser toutes les prérogatives d’un citoyen.

A cet effet, il tient à faire passer 3 messages dira-t-il :

Le premier message est relatif à l’importance de l’identité en générale qui se décline en 2 composantes. La première composante est l’identité légale à l’instar de ce que l’ONI (Office Nationale d’Identification) est en train de faire et qui a beaucoup d’avantage. La seconde composante est l’identité sociale qui est une identité personnelle incarnant des valeurs morales nécessaires pour la cohésion sociale.

Le second message concerne l’importance de la cérémonie d’aujourd’hui. A cet effet le Parrain laisse entendre qu’entre 2019 – 2020 au Burkina Faso, plus de 6 millions de personnes auront besoin de la CNIB et il faut des initiatives pareilles pour y arriver.

C’est l’occasion pour lui de saluer les 2 associations sœurs (BELWET et A.P.J.F.BF) pour cette initiative et de rappeler au public que c’est d’ailleurs l’engagement et la demande du Président du Faso.

Le troisième et dernier message est celui de la reconnaissance. Il explique cela par le leadership du Larlé Naaba Tigré qui est à l’origine de cette opération et doit faire tache d’huile. A cet effet il annonce dans la foulée que lui-même en collaboration avec sa sœur SOME présente à la cérémonie vont organiser une opération pareille au profit des populations du Sud-ouest.

C’est sur ces mots que le Parrain de la cérémonie quitte le parloir.

Le Parrain de la cérémonie, le Pr. Nicolas MEDA lors de son allocution publique

Il est à noter que sur place, des personnes de bonnes volontés dont le Parrain ont manifesté des gestes et tous les dons du jour se levaient à hauteur de 350 CNIB subventionnées.

A l’issu de la collecte de dons, une visite des installations de l’Office Nationale d’Identification (ONI) à la maison des jeunes a eu lieu.

Ci-dessus, les officiels en face d’un opérateur d’enregistrement.

Le point de presse est intervenu juste après la visite des installations. A cet effet, le Ministre d’Etat Simon COMPAORE salue l’initiative citoyenne du jour car cela va permettre à plus de 2000 personnes d’avoir la CNIB. Il rappelle et salue en outre les bonnes volontés qui se sont exprimées à travers des contributions diverses.

Le Ministre d’Etat Simon COMPAORE lors du point de presse.

A sa suite, le Président de BELWET par ailleurs l’initiateur dira que même si le bâton est long, il y a forcément un endroit par où l’attraper. Il se dit être le lanceur mais derrière lui, il y a du soutien. Il invite le gouvernement à accompagner les citoyens et les citoyens à en faire de même à l’endroit du gouvernement. Il justifie le bien-fondé de l’opération à travers les dons qui se sont manifesté sur place.

Le Président de BELWET S.E le Larlé Naaba Tigré lors du point de presse.

Le point de presse s’est achevé avec l’intervention du Parrain de la cérémonie. Celui-ci rappelle qu’entre 2019 à 2020, 6 millions de Burkinabè auront besoin de la CNIB et de ce fait, il faut des initiatives citoyennes pour accompagner. Il poursuit en disant que connaissant le Larlé Naaba Tigré, il est certain que celui-ci va toujours travailler dans ce sens et souhaite enfin que des initiatives pareilles touches tous les autres régions du pays.

Le Parrain de la cérémonie du jour, le Pr. Nicolas MEDA lors du point de presse

Il était 10h45 quand les officiels s’apprêtaient à quitter les lieux pour laisser les équipes techniques de l’ONI ainsi que les populations à poursuivre l’opération d’enregistrement des CNIB à la maison des jeunes sise dans l’arrondissement n°2 de la capitale.

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