Tout homme doit savoir soit parler, donner ou travailler pour être utile à lui-même, à sa communauté et à son pays.

Ouverture Centre de formation

BELWET inaugure son Centre de Formation Agro-Sylvo-Pastorale dans la commune rurale de Dapelgo

L’une des préoccupations majeure au Burkina Faso reste sans conteste l’auto-suffisance alimentaire. La résolution de ce problème passe par une révolution dans le secteur agro-sylvo-pastoral, qui recommande de tourner la page des pratiques traditionnelles et disposer de ressources humaines hautement qualifiées dans la filière. C’est l’objectif du Centre de Formation Agro-Sylvo-Pastoral Burkina Sompagnimdi / BELWET (CFASP-B.S/BELWET) qui a ouvert ses portes ce samedi 20 Juillet 2019 dans la commune rurale de Dapelgo.

Situéen bordure gauche de la Route Nationale n°22 (RN 22) juste à la sortie de la commune rurale de Dapelgo en allant vers Kongoussi, le Centre de Formation Agro-Sylvo-Pastorale Burkina Sompagnimdi / BELWET (CFASP-B.S/BELWET), premier du genre dans une commune rurale a couté la bagatelle de 46 millions de nos francs et est le fruit de la coopération entre le Japon et l’association BELWET. Le centre occupe un terrain d’environ 5 hectares entièrement clôturé, à l’intérieur duquel on dénombre deux (2) grands bâtiments comprenant chacun trois (3) grandes salles répondant aux normes standards au regard de la finition des infrastructures et des équipements. En effet des sièges au système d’aération en passant par le tableau d’écriture, des soins particuliers y ont été apportés, en témoigne les images suivantes :

Ci-dessus et de gauche à droite, une vue d’un des 2 bâtiments, une vue internes des sièges pour étudiants et une vue d’un tableau.

Pour les filières qui y sont enseignées, elles peuvent être de cycle court allant de 14 à 15 jours ou à cycle long de 21 jours à 3 mois et concerne l’agriculture, la maraicher culture, l’élevage, la sylviculture, la fabrication des engrais liquides et solides bio

Pour rallier le lieu de la cérémonie situé à environ 45 km de la capitale où est localisé le centre de formation, la forte délégation qui accompagnait le Président de BELWET a quitté le palais de ce dernier aux alentours de 9h et composée d’une vingtaine de véhicules 4X4.

Prévue pour se tenir ce samedi 20 Juillet à 10h00 dans la commune de Dapelgo, cette cérémonie officielle d’ouverture du centre CFASP-B.S/BELWET est placée sous le Patronage du Ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et de la cohésion sociale, sous la Présidence du Ministre de l’Agriculture et des Aménagements Hydrauliques, du Parrainage de Son Excellence l’Ambassadeur du Japon et la présence effective du Représentant Résidant du Programme Alimentaire Mondial (PAM) au Burkina.

Le top départ des interventions publiques à l’occasion de cette cérémonie inaugurale est donné par la représentant du Maire de Dapelgo à 10h45. Celui-ci, dans la langue Mooré a présenté ses hommages au Larlé Naaba, au Chef du village de Soglezi et au Chef de terre de Tempella avant d’excuser l’absence du Maire.

Il poursuit en disant qu’il est difficile d’énumérer tout ce que le Président de BELWET a réalisé pour la localité. Sur ce, il a simplement conclu en disant merci pour cette école qui va bénéficier à tous.

Ci-dessus, une vue des officiels au démarrage des activités.

A la suite du représentant du Maire de Dapelgo, celui des Etudiants est passé au parloir. A cet effet et toujours dans la langue Mooré, M. Basga OUEDRAOGO, laisse entendre qu’avec ce centre, c’est fini pour les pratiques traditionnelles dans le secteur de l’agro-sylvo-pastoral. Il informe au public qu’ils sont les premiers élèves et sont au nombre de 200 pensionnaires. Les choses ont changé, il faut également que nous changeons nos vieilles pratiques agricoles dira-t-il avant de conclure en attirant l’attention des uns et des autres sur le caractère nocif des engrais chimiques.

L’intervention publique du représentant des Etudiants, M. Basga OUEDRAOGO.

Le Directeur du centre de formation a succédé au représentant des Etudiants au parloir. D’une voix forte proportionnelle à sa jeunesse, celui-ci s’est contenté de présenter les activités du centre à savoir entre autres la fabrication des engrais solides et liquides en 14 et 21 jours, les nouvelles techniques d’élevage des ovins, bovins et caprins, le maraichage. Il a laissé entendre qu’actuellement il y a 200 pensionnaires et les cycles de formation varient du cycle court (14 – 15 jours) au cycle long (21 jours – 3 mois). Il y a aussi le fait que le centre dispense des formations en dehors de l’enceinte, en témoigne une session de formation tenue le 15 Juillet dernier dans la commune rurale de Sabcé au profit de 53 producteurs et productrices de cette localité. C’est sur ces mots que le Directeur du centre de formation quitte le parloir.

Le Directeur du centre de formation agro-sylco-pastorale / BELWET, M.Djibril NIKIEMA lors de son allocution

Il faut noter que tout au long de la cérémonie, la détente était assurée par une troupe musicale traditionnelle de Fada N’gourma, la troupe Yempangu, spécialement venue pour la circonstance. Ainsi avant l’intervention solennelle du Fondateur du centre en l’occurrence S.E le Larlé Naaba Tigré, cette troupe a émerveillé le public.

Ci-dessus, la troupe Yempangu en prestation devant les officiels.

Il était 11h et quart quand le Fondateur du centre de formation, Président de BELWET en l’occurrence S.E le Larlé Naaba Tigré consacrait à son jeu favori, la prise de parole en public.

En introduction, il a nommément salué et remercier la présence des autorités administratives, politiques, coutumières, Présidents et Directeurs d’institutions, autorités militaires, paramilitaires, populations de Dapelgo ainsi que toutes les personnes présentes.

Il a ensuite exprimé ses remerciements à Dieu et aux mannes des ancêtres, au Moogho Naaba et à sa Majesté le roi Kopiédeli de Fada N’gourma. A propos de ce dernier, il réitère ses remerciements pour avoir mobilisé la troupe musicale Yempangu, présent à Ouagadougou depuis 24h pour participer à la présente cérémonie.

Le Fondateur du centre de formation saisit l’occasion pour dire que le fait que les populations de l’Est soient présentes en cette cérémonie témoigne de l’appartenance dudit centre à toute la soixantaine d’ethnie que compose le Burkina.

Il laisse entendre l’immense plaisir qui l’anime en poursuivant que le centre a été financé entièrement par la Japon dans le cadre de la coopération bilatérale et il réitère ses remerciements à ce pays à travers son ambassadeur présent sur place, ainsi qu’à tous ceux qui ont œuvré pour la tenue de cette cérémonie.

Nous sommes un pays essentiellement agricole, sans une formation agricole adéquate, l’atteinte des objectifs d’auto-suffisance alimentaire n’est possible dira-t-il, avant d’ajouter qu’avant l’ouverture officielle de ce centre, 750 pensionnaires ont déjà bénéficiées de formation et qu’à ce jour, 200 pensionnaires bénéficieront de la même formation en élevage, agriculture, sylviculture, pisciculture, en fabrique d’engrais liquides et solides bio.

C’est l’occasion pour le Fondateur d’informer au public qu’un travail est en train d’être fait pour l’obtention d’un label bio à caractère national et international.

Revenant sur les infrastructures du centre, S.E le Larlé Naaba Tigré laisse entendre qu’en dépit des réalisations déjà effectives, d’autres édifices comme les dortoirs, l’administration, le laboratoire et la cuisine restent à réaliser.

C’est le lieu de remercier déjà monsieur le représentant régional Afrique de l’Ouest de la Fondation Allemande Hanns Seidel, le Dr. Klaus GRÜTJEN, qui promet qu’un geste sera fait dans ce sens.

Pour terminer, le Fondateur remercie le représentant résidant du PAM, l’ambassadeur du Japon, les délégations gouvernementales ainsi que toutes les mobilisations.

Le Fondateur du centre de formation, S.E le Larlé Naaba Tigré lors de son intervention publique.

S’il y a une personnalité qui a ému toute la foule, c’est bien Son Excellence l’ambassadeur du Japon. En effet après la déclaration officielle du Fondateur, l’ambassadeur du Japon, M. Ikezaki TAMOTSU lui succéda. Ses introductions furent dans la langue Mooré en ces termes : Kakoadba, nééyibéogo, néézounoogo », pour dire bonjour et bonne chance aux agriculteurs. Ce qui a valu des ovations au sein du public. Il poursuit en français en disant que ce centre est un grand espoir pour les producteurs Burkinabè et qu’il demeure convaincu que la formation de jeunes agriculteurs contribuera à faire de ce pays le grenier de la sous-région, sous le leadership du Fondateur de ce centre, dont les innovations en matière agricole se passe de commentaire.

Il renseigne au public que ce centre a coûté 46 millions de francs CFA et rentre dans le 12ème objectif du Japon dans le cadre du développement durable qui recommande de consommer responsable en permettant au pays de produire suffisamment.

Tout en espérant que ce centre formera des producteurs modernes et entrepreneuriaux, l’ambassadeur du Japon termine dans la langue Mooré en ces termes : « Wend na kondsakossongo, I barkaWusgo », pour sollicité à Dieu une bonne saison et remercier tout le monde.

L’intervention publique de S.E l’ambassadeur du Japon au Burkina Faso, M. Ikezaki TAMOTSU.

Après cette déclaration de l’ambassadeur du Japon, la troupe Yempangu de Fada N’gourma a intervenue pour détendre l’atmosphère.

A la suite de la prestation musicale traditionnelle, le représentant de monsieur les Ministres de l’Administration Territoriale et de celui de l’Agriculture et des Aménagements Hydrauliques, respectivement Patron et Président de la cérémonie a pris la parole.

M. Pierre Emmanuel OUEDRAOGO, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a d’abord excusé l’absence des Ministres pour des raisons indépendantes de leurs volontés, avant de transmettre au public le message de salutations chaleureuses des Présidents et Co-présidents de la cérémonie.

Il exprime ensuite la joie et la satisfaction des Présidents et Co-président pour ce centre qui va accroitre la compétence dans le domaine agricole. Il transmet les gratitudes des autorités à l’ambassadeur du Japon pour cet accompagnement ainsi que les félicitations au Larlé Naaba Tigré pour cette heureuse initiative.

Par ailleurs, il rassure le Fondateur du centre de la disponibilité des services techniques de leurs départements respectifs. Il invite cependant toutes les bonnes volontés à accompagner ce centre qui a pour slogan : « La terre bien travaillée est notre meilleur avenir qui nous délivrera de tout » et exhorte le Directeur du centre et les apprenants à bien prendre soin de ce joyau.

C’est sur ces mot que monsieur le représentant des Ministres déclare ouvert le Centre de Formation Agro-Sylvo-Pastoral Burkina Sompagnimdi / BELWET (CFASP-B.S/BELWET).

Le Représentant des Ministres, M. Pierre Emmanuel OUEDRAOGO lors de sa déclaration solennelle d’ouverture du centre de formation.

A l’issue de la déclaration solennelle d’inauguration du centre de formation, un cadeau a été offert à S.E l’ambassadeur du Japon par le Fondateur du centre.

Ci-dessus, l’ambassadeur du Japon dans son nouvel accoutrement Burkinabè

Il faut noter qu’à ce niveau également, l’ambassadeur du Japon a fait rire encore le public à travers des gestes acrobatiques à l’endroit des officiels et de toute l’assistance présente.

Après ces étapes, l’étape suivante consistait à la découverte officielle de l’enseigne du centre, de la signature sur le livre d’or par M. l’ambassadeur.

Ci-dessus la signature du livre d’or par l’ambassadeur du Japon sous l’œil du Fondateurs et des partenaires

Après ces étapes, la presse s’est à son tour invitée et le premier à passer devant le micro fut le Fondateur. A cet effet et à la question de pourquoi ce centre, le Fondateur laisse entendre que par manque de connaissance, nos agriculteurs, aussi majoritaires soient-ils, n’arrivent pas à satisfaire d’abord la demande interne, ce qui handicape la démarche vers l’auto-suffisance alimentaire et de signifier que l’ouverture de ce centre vise à résorber ce problème.

A la question des infrastructures manquantes, le Fondateur répond que bien qu’il y ait des promesses, déjà des salles ont été transformées en dortoirs pour hommes et femmes et en administration.

A la question de la particularité du centre, le Fondateur avance qu’il y a une formation à la carte assurée en 72 heures pour traire les vaches et les chèvres, la levée et le billon. Il y a aussi la production des concombres et courgettes en 45 jours. Ce centre accueil finalement les lettrés et non lettrés.

Le fondateur du centre, S.E le Larlé Naaba Tigré lors du point de presse

Au tour de l’ambassadeur du Japon, celui-ci justifie l’accompagnement de la réalisation de ce centre par le fort taux (80%) de pratique agricole des populations contre une faible productivité. Face à ce faible rendement, il faut que les producteurs maitrisent et se perfectionnent dans le domaine agricole à travers l’éducation pour l’essor économique du Burkina Faso. C’est dans ce contexte que nous coopérons et continuons de coopérer conclut-il.

L’ambassadeur du Japon, M. Ikezaki TAMOTSU lors du point de presse.

Le représentant du gouvernement a clos avec le point de presse. Celui-ci réitère la grande joie qui anime les Ministres dont il représente d’offrir ce centre de formation agro-sylvo-pastorale non seulement aux jeunes ruraux mais à l’ensemble la population.

Il conclut en disant que ce centre est le bienvenu et que les services techniques des ministères concernés sont disponibles pour tout accompagnement.

Le représentant des Ministres, M. Pierre Emmanuel OUEDRAOGO lors du point de presse

La cérémonie inaugurale du Centre de Formation Agro-Sylvo-Pastoral Burkina Sompagnimdi / BELWET (CFASP-B.S/BELWET) qui a eu lieu ce jour samedi 20 Juillet 2019 dans la commune rurale de Dapelgo s’est achevée aux environs de 14 par un lunch sur le site agricole de BELWET à environ 5 kilomètre du centre de formation.

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