Tout homme doit savoir soit parler, donner ou travailler pour être utile à lui-même, à sa communauté et à son pays.

Œuvre littéraire


L’ouvrage du Président de BELWET sur les nouvelles techniques culturales contre la faim désormais disponible en 8 langues nationales

Le stade du 4 Août a servi de cadre ce jeudi 14 Novembre 2019 pour la clôture de l’atelier de validation de la traduction de l’ouvrage : « Le Larlé Naaba Tigré contre la faim, nouvelles techniques culturales, outil de l’agriculteur ». Cette cérémonie, qui s’est déroulée sous la présence du Ministre de l’agriculture, de Me Frédéric Titenga PACERE et de S.E le Larlé Naaba Tigré, vient couronner 72 heures d’intenses travaux pour la traduction de l’ouvrage en 8 langues dont le Dioula, le Fulfundé, le Gulmantchéma, le Mooré, le Lélé, le Kassem, le Bissa et le San.

Les 12, 13 et 14 Novembre dernier ont été des journées d’intenses activités pour le comité chargé de la traduction de l’ouvrage du Larlé Naaba Tigré sur les nouvelles techniques culturales. Cet ouvrage, désormais disponible en 8 langues locales viendra à coup sûre révolutionner les pratiques culturales encore d’une autre époque en cours dans nos sociétés.

En effet avec les phénomènes de changement climatique, le nombre croissant des populations et la prolifération des maladies liées à l’alimentation, la mise à disposition de cet ouvrage au grand public permettra aux producteurs de réaliser des rendements agricoles en quantité et en qualité à travers notamment l’emploi des engrais biologiques avec des moyens locaux entièrement à la disposition des paysans ruraux.

Il fallait donc attendre 16h30 à la salle de conférence SANOU Mathias du stade de 4 Août pour le démarrage effectif de la cérémonie, placée sous le haut patronage de S.E le Larlé Naaba Tigré, le Parrainage de Me Frédéric Titinga PACERE et le Dr Awa TIENDREBEOGO / SAWADOGO pour auteur.

La présente cérémonie de validation de la traduction du l’ouvrage devait s’articuler autour de 5 étapes intercalée par de la prestation musicale traditionnelle.

Comme entrée en la matière, le rapporteur des activités a été le premier à prendre la parole. A cet effet, celui-ci a laissé entendre que durant les 72 heures, les participants à l’atelier avaient pour tâche essentielle l’amélioration et la traduction de l’ouvrage : «Le Larlé Naaba Tigré contre la faim, nouvelles techniques culturales, outil de l’agriculteur » en huit (8) langues précédemment citées.

Il poursuit en disant que pour l’organisation du travail, les participants se sont regroupés en 4 sous-commissions qui ont travaillé dans des conditions favorables avec détermination, engagement et intérêt pour que le document réponde aux attentes de qualité pour le bonheur des bénéficiaires que sont les paysans travaillant dans le domaine de l’agro-sylvo-pastoral. Pour cela il remerciera par la suite le Promoteur, les organisateurs ainsi que l’ensemble des participants.

Au regard de la très grande qualité utilitaire du document, poursuit le rapporteur, les participants suggère que sa vulgarisation se fasse diligemment car les techniques culturales sont pertinentes et vont contribuer à vaincre la faim dans notre pays.

S’adressant ensuite au Chevalier du mérite du développement rural agrafe agriculture qui n’est personne d’autre que S.E le Larlé Naaba Tigré, le rapporteur souhaite que l’esprit de partage de celui-ci anime chaque Burkinabè pour que dans une synergie d’action, nous puissions sortir notre cher pays de la faim, de l’analphabétisme et de l’ignorance.

C’est sur ces mots que le rapporteur remercie toute l’assistance avant de passer la parole.

Le Rapporteur des activités lors de son intervention

A sa suite, le Coordonnateur de l’atelier est passé au parloir. A cet effet il a d’abord présenté ses hommages au Larlé Naaba Tigré, aux autorités administratives, coutumières et religieuses, aux traducteurs ainsi qu’aux invités. Il dit prendre la parole au nom du Pr Pierre MALGOUBRI qui a été empêché. Celui-ci le charge de transmettre à l’assemblée que le travail s’est bien déroulé dans une bonne ambiance, ce qui a permis de parvenir à une traduction consensuelle.

Le Coordonnateur de l’atelier poursuit en disant que le travail a consisté à relire et corriger la conformité de la traduction par rapport au texte original dans 8 langues. Il laissera ensuite entendre que le Professeur souhaite voir la vulgarisation de ce document auprès des centres d’alphabétisation et du monde rural pour qu’ils se l’approprient pour un décollage de la production agricole. A travers lui, le Professeur remercie enfin le Ministre de l’agriculture, le Parrain, le Larlé Naaba Tigré, le chargé de validation ainsi que les organisateurs.  

Le Coordonnateur de l’atelier M. D. Augustin KABORE lors de son intervention

Une pause musicale traditionnelle assurée par un violoncelliste de très grand talent est intervenue par la suite pour détendre l’assemblée.

A la suite du violoncelliste, le Naaba Panandtougri de Manega, alias Me Frédéric Titinga PACERE, Parrain de la présente cérémonie, malgré son âge et son état de santé critique n’a pas tenu à se faire conter l’évènement par sa présence. Prenant la parole sans aide-mémoire avec une voix forte et bien distincte, s’adressant aux membres de l’atelier a accusé réception du travail abattu en tant  que Parrain. Le Parrain reconnait ensuite que l’œuvre est basée sur les recommandations de S.E le Larlé Naaba Tigré et est avérée scientifique et universitaire et participe de la volonté de ce dernier d’apporter sa contribution à ce que la famine trouve une solution dans notre pays.

Le Parrain présente ensuite ses félicitations et ses sincères remerciements aux participants au nom du Larlé Naaba Tigré et au nom de tous ceux qui aspirent à la lutte contre la famine, ce qui a valu des ovations.

Me Frédéric T. PACERE affirme avoir parcouru le travail abattu et trouve que c’est un travail de validité et de sincérité, raison pour lesquelles il qualifie le travail approuvé et agréé qui peut recevoir une application, ce qui a encore valu des acclamations dans la salle. Avant de remettre officiellement les travaux à l’initiateur du document le Larlé Naaba Tigré, le Parrain, s’adressant au Ministre de l’agriculture a laissé entendre que dans notre société Burkinabè constituée de 60 groupes ethniques, aucun travail de qui que ce soit n’a dit en mille ans qu’il y a eu une famine qui a été des plus sévère au Burkina Faso. Le Parrain a saisi l’occasion pour ouvrir un pan d’histoire à son auditoire. A cet effet, il a laissé entendre la prise de Ouagadougou par le colon en Septembre 1896 ce qui a eu pour conséquence le départ du Mogho Naaba de l’époque en l’occurrence le Naaba Wobgo pour Gambaga via Kounda, bassawarga et Kombissiri. Son successeur le Mogho Naaba Sigri le seconda puis est malheureusement décédé en 1906.

Le Parrain poursuit en disant qu’à l’époque, le royaume Mossi était organisé sous l’angle des cultures de telle sorte que la famine ne pouvait pas entrer sur le territoire. Cela se traduisait selon le narrateur par le fait que lors de chaque récolte, chaque famille apportait ¼ de ses productions chez le Chef pour être thésaurisées et ses réserves étaient utilisées pour juguler les crises liées à la famine dans une zone en difficulté.

Après le décès du Mogho Naaba Sigri en 1906 poursuit-il, les réserves de cette année ont permis de lutter contre la famine de 1907. En 1908, il ne restait plus rien dans les réserves car « on » avait pratiquement supprimé la chefferie traditionnelle ainsi que ses méthodes de luttes contre la faim, d’où la grande famine de 1908, ce qui a fait dire à Mgr THEVENOUD : « Qu’à Ouagadougou les seuls êtres qui étaient de bonheur, ce sont les charognards car il y avait la mort partout… ». Cette même crise liée à la famine a fait malheureusement perdre le quart de la population du Yatenga.

Me Frédéric Titinga PACERE avance que c’est pour revenir au travail du Larlé Naaba qu’il a jugé bon de faire ce rappel historique. A propos de ce dernier, le Parrain laisse entendre que c’est un Chef traditionnel, Ministre du Mogho Naaba, qui est également un Chef moderne et à ce titre, il a cru bon par ses recherches et réflexions apporter sa contribution à la lutte contre la famine.Il poursuit en qualifiant le travail de haute estime et capable de contribuer à lutter contre la famine à condition que les hommes de science, ceux des villages et du milieu rural appliquent les pratiques contenues dans le livre.

Il salue l’atelier et exprime sa profonde reconnaissance au nom du Promoteur et a déclaré valide le travail abattu par les participants.

Le Parrain de l’ouvrage, Me Frédéric Titenga PACERE lors de son allocution

Il était 17h05 mn quand l’initiateur de l’ouvrage, le Chevalier du mérite du développement rural agrafe agriculture prenait la parole. A cet effet il a d’abord salué le Ministre de l’agriculture, le Professeur MALGOUBRI, par ailleurs Coordonnateur de l’atelier, les chefs de services, le Représentant du Dr SAWADOGO, les coutumiers ainsi que tous les invités avant de laisser entendre que c’est avec beaucoup d’émotion qu’il reçoit ce travail qui a été travaillé avec beaucoup de sincérité et d’engagement afin de satisfaire sa demande personnelle et celle de Mme Awa TIENDREBEOGO actuellement en mission. Le Larlé Naaba tigré rassure l’assistance par rapport à l’édition et à la publication de l’ouvrage qui se fera dans la première quinzaine du mois de Janvier 2020 dans un premier temps à au moins dix-mille exemplaires et sollicite à cet effet le Ministère de l’agriculture pour sa vulgarisation.

Concernant les huit langues choisies, le Larlé Naaba Tigré laisse entendre que les régions de l’Est, de l’Ouest, du Nord, du Sud et du Centre ont été pris en compte donc personne n’est ni épargnée ni en reste dans le choix de ces huit langues en plus du Français et cela pour rentrer dans la dynamique actuelle de l’appel de Manéga qui est le « Vivre ensemble ». Il poursuit en disant que c’est en effet le par le vivre ensemble que nous pourrons non seulement assurer la sécurité humaine dans notre pays, la paix mais également la sécurité alimentaire. Le Larlé Naaba Tigré soutient la sécurité alimentaire à travers l’adage qui dit que : « Ne pas aller à la meule car il y a un décès est une vérité, cependant dormir aussi le ventre vide peux conduire à la mort » et invite du même coup à travailler pour assurer la sécurité humaine et alimentaire.

Il rappelle par la suite le procédé révolutionnaire contenu dans l’ouvrage qui permet en deux semaines d’obtenir de l’engrais liquide bio contre trois semaines pour l’obtention de l’engrais solide bio à partir de moyens rudimentaires disponibles à tous les paysans du Burkina. Il laisse ensuite entendre qu’au Burkina Faso, nous avons des génies intérieurs, des hommes et des femmes sur place capables de changer les rendements de nos cultures.

Concernant les engrais chimiques, le Patron de la cérémonie s’excuse auprès des commerçants avant de laisser entendre que nous n’avons pas le devoir ni l’obligation d’importer des intrants chimiques pour venir spolier nos terres car c’est une pratique bien réelle et de rappeler que nous devons produire bio et manger sain, pour éviter certaines maladies justement comme la tension, le diabète et le cancer, ce qui a valu des acclamations dans la salle.

Revenant sur l’ouvrage en question, S.E le Larlé Naaba Tigré affirme que beaucoup adhéreront facilement, d’autres hésiteront mais il est convaincu qu’à la fin ce livre sera utile aux paysans Burkinabè et partant à tous les paysans de l’Afrique, ce qui a valu des ovations.

A propos du Ministre de l’agriculture, l’initiateur du livre le remercie de sa présence malgré son agenda et souhaite que dieu le bénisse abondamment afin qu’ensemble, ils œuvrent pour parvenir à la fin de la faim au Burkina Faso dans les dix années à venir, d’où les ovations.

A l’endroit du Parrain, l’initiateur de l’ouvrage laisse entendre que les mots lui manquent pour lui traduire sa reconnaissance avant d’ajouter qu’il est un vrai papa et un digne fils du Burkina. Il justifie cela en disant que malgré son âge et son état de santé, le Parrain a dit qu’il viendra achever ce qu’il a commencé, d’où les acclamations dans la salle.

Quant au Professeur MALGOUBRI et son équipe, il a salué l’engagement et le sens de responsabilité dont a fait preuve les participants à l’atelier tout au long des travaux.

Il invite enfin la jeunesse présente dans la salle à suivre les pas de ceux qui ont travaillé dans cet atelier avec beaucoup d’engagement, de sincérité et d’abnégation pour arriver à ces résultats.

C’est sur ces mots que S.E le Larlé Naaba Tigré remerciera toute l’assistance avant de passer la parole.

Le Promoteur de l’ouvrage, S.E le Larlé Naaba Tigré pendant son allocution

Avant la prise de parole par le Ministre de l’agriculture, le violoncelliste de haut talent est monté sur scène pour détendre l’atmosphère.

Au tour du Ministre de l’agriculture, celui-ci a tenu d’abord à remercier toutes les personnes qui ont concourues à la réussite de cet atelier et a expressément tenu à remercier les femmes qui étaient nombreuses dans la salle avant d’ajouter qu’il sait que quand on parle de faim, les femmes sont beaucoup mobilisées pour cela d’où les acclamations dans la salle.

Monsieur le Ministre laisse ensuite entendre que cet évènement est important dans la mesure où la mise à disposition de cet ouvrage en huit langues au profit du  monde rural au Burkina Faso permettra de toucher un très grand nombre de population et de qualifier l’évènement d’innovant en ce sens que cela va permettre de vulgariser les techniques de fabrication de l’engrais bio liquide et solide.

Il laisse ensuite entendre qu’actuellement au Burkina Faso, il est question de voir comment on peut préserver durablement nos sols car il y a une dégradation accélérée des sols et cela notamment à cause des pesticides qui demeure un problème principal. Le Ministre trouve que cette technologie basée sur les engrais organiques va contribuer à développer nos sols et de préciser que l’engrais minéral sans l’engrais organique est destructeur. Par la suite, il a tenu à encourager le Promoteur ainsi que toute l’assistance qui est venue aider à la traduction de cet ouvrage.

Il laisse ensuite entendre que nous avons besoin de bonnes pratiques et trouve justement que l’ouvrage dont il est question est une bonne pratique. Pour paraphraser le Larlé Naaba Tigré, il souhaite également que dans dix ans, nous puissions produire bio pour la consommation d’où les acclamations.

Il a ensuite reconnu que le Larlé Naaba Tigré est un agriculteur moderne et est convaincu que cet ouvrage va permettre d’accroitre les rendements de nos productions. A cet effet, il a invité toute l’assistance à faire un ban pour celui-ci, ce qui a été suivi.

Il remercie par la suite Me Frédéric Titinga PACERE qu’il a qualifié de papa de les avoir remis solennellement ce document. Il qualifie également le Parrain d’homme exemplaire qui est toujours au front à tous les niveaux et a invité les participants à lui faire un ban.

Par la suite, le Ministre avance qu’aujourd’hui, nous avons des jeunes qui sortent des universités et des centres de promotion rurale et les invite à aller vers l’agriculture car c’est l’avenir du Burkina Faso. Il est convaincu que si nous nous mettons sur l’agriculture, notre développement économique ira de l’avant avant d’ajouter qu’actuellement à travers le monde entier, la tendance est à l’agriculture bio car ça évite, comme le Larlé Naaba l’a souligné, les maladies cardio-vasculaires, le vieillissement, etc.

Il laisse entendre que nous avons environ 9 millions de terre arable au Burkina qui n’attend que nous nous organisions pour produire bio, vendre et avoir des revenus qui vont améliorer les conditions de vie de nos communautés. Toujours dans sa lancée, le Ministre souhaite que chacun présent dans la salle soit un ambassadeur pour la vulgarisation de cet ouvrage et promet qu’au niveau de son département de l’agriculture, ils vont multiplier l’ouvrage, l’utiliser et faire en sorte que les producteurs puissent l’avoir. Le Ministre compte également instituer des relais dans les communautés pour les former.

Revenant au nombre de dix-mille exemplaires que la Larlé Naaba Tigré compte produire, le Ministre avance que ce  nombre est insuffisant par rapport à 80% de la population qui est agricole cela pour dire qu’il faut toujours continuer à multiplier l’ouvrage.

C’est sur ces mots que le Ministre de l’agriculture remercie toute l’assistance avant de quitter le parloir.

Le Ministre de l’agriculture, M. Salifou OUEDRAOGO pendant son allocution

La prochaine étape de cette cérémonie a consisté au point de presse. A cet effet et à la question sur la portée d’un tel ouvrage dans le dispositif d’accompagnement des producteurs, le Ministre de l’agriculture répond en disant que c’est un ouvrage très intéressant et il justifie cette assertion par le fait que cet ouvrage va permettre la vulgarisation de la production de l’engrais bio qui est aujourd’hui une tendance mondiale. Il trouve ensuite que c’est une occasion particulièrement pour le ministère de l’agriculture de pouvoir bénéficier de cette technologie pour la vulgariser au niveau des producteurs du Burkina Faso.

Ensuite le Ministre apprécie le nombre de langue (8) dans lesquelles l’ouvrage a été traduit qui va permettre selon lui de toucher un plus grand nombre de producteurs. Il avance en disant que dans le système national de vulgarisation du département de l’agriculture, ils ont justement besoin de pareil outil afin que leur vulgarisateur puisse diffuser ces techniques auprès des producteurs les plus engagés.

Il rassure ensuite le Larlé Naaba que cet ouvrage sera utilisé à bon escient en faisant en sorte que les services techniques du Ministère de l’agriculture vulgarise les pratiques auprès du monde rural. Poursuivant le Ministre avance qu’à cause des enjeux d’insécurité et d’insuffisance alimentaire, la production des engrais bio liquide en deux semaines et solide en trois semaine va permettre d’accroitre les productions agricoles.

Le Ministre lors du point de presse

Assis sur une chaise pour répondre aux questions, Me Frédéric Titinga PACERE, par ailleurs Parrain de la cérémonie répondant à la question sur la validation de ce document de taille, avance que nos sociétés traditionnelles étaient organisées. A cet effet il est revenu sur la prise de Ouagadougou depuis 1896, sur le ratio de ¼ des récoltes que chaque famille devait remettre au Chef pour constituer des réserves en vue de faire face à toute éventualité liée à une crise alimentaire dans le royaume ainsi que sur les famines qui ont frappé le royaume Mossi.

Il poursuit en disant que s’il fait ce rappel, c’est pour dire que les œuvres que le Larlé Naaba Tigré est en train de réaliser permettent certainement de lutter contre la famine. Il qualifie ensuite l’ouvrage de scientifique car le document a été soumis à l’analyse des universitaires qui ont constaté les formules scientifiques contenues dans les engrais.

Il espère que ce qui est dit dans l’ouvrage soit suivi et pratiquer afin que nous puissions trouver des solutions contre la famine. Il apprécie ensuite le nombre de huit langues dans lesquelles l’œuvre a été traduire pour toucher tout le Burkina entier et trouve que cela participe du vivre ensemble. C’est le lieu pour lui de faire un rappel historique en disant que dans le temps les peuples ne connaissaient pas de discrimination ni de racisme et que c’était l’intégration et le vivre ensemble.

Il exhorte enfin les uns et les autres à cultiver les valeurs de paix et de tolérance à tous les niveaux pour qu’ensemble, nous puissions lutter efficacement contre la famine.

Le Parrain lors du point de presse

Le Patron de la cérémonie fut le dernier à passer au point de presse. A cet effet et à la question de savoir ce qui lui a motivé, S.E le Larlé Naaba Tigré répond en remerciant d’abord l’université de Ouagadougou à travers le Dr Awa TIENDREBEOGO et le Pr MALGOUBRI ainsi que tous les autres scientifiques et techniciens qui ont répondu à sa sollicitations concernant les techniques de production de l’engrais liquide bio de 2 semaines et de l’engrais solide bio en 21 jours.

Sa motivation est due d’une part à l’ONG ECHO qui lui a montré et former à cette technique et il l’a expérimenté dans ses champs et les résultats sont tels qu’ils n’envient aucun engrais chimique que nous avons sur le marché Burkinabè. Il poursuit en disant que l’engrais organique est recherché dans le monde et invite les uns et les autres à manger bio pour avoir une bonne santé et une longévité.

Dans sa lancée, le Patron de la cérémonie laisse entendre que sa motivation est aussi due au fait qu’un homme doit savoir soit parler, soit travailler ou soit donner pour être utile à soi-même, à sa communauté et partant à son pays et pense qu’à ce niveau, il a apporté sa modeste contribution.

Par rapport à la présentation du livre, le Co-auteur laisse entendre que le livre se présente sous plusieurs aspects commençant par les informations générales, ensuite la technique de production de l’engrais liquide bio en 2 semaines et la production de l’engrais solide en 3 semaines ainsi que leur mode d’emploi.

A la question concernant la technique de production, le Co-auteur répond en disant qu’en ce qui concerne le nécessaire requis, ça peut être un seau, une jarre ou un fût de 200 litres. Quel que soit le matériel utilisé, celui-ci doit être subdivisé en 3 niveaux et on remplit le premier avec des feuilles vertes ou de l’herbe fraiche cueillie. On bourre le second niveau avec de la bouse d’animaux sauf la bouse de l’âne et du cheval pour des raisons de décomposition lente. Au 3ème niveau, on y met 3 pelles de terre vierge, c’est-à-dire la terre prise sous un arbre qui n’a pas subi d’érosion pendant 3 ans et 3 pelles de cendres. Enfin on remplit le fut ou la jarre ou le seau avec de l’eau et à l’aide d’une spatule on tourne tout le mélange pendant 10 minutes à raison de 5 minutes dans un sens et les autres 5 minutes dans un autre sens. Cet exercice de bouillie doit être répété chaque jour pendant 14 jours. Au 14ème jour, on constatera qu’une fermentation a eu lieu. En ce moment, on filtre le liquide avec un tamis qu’on met dans un bidon propre qui ne contient ni de pétrole ni de savon et le contenu de ce bidon peut être conservé pendant 3 à 5 ans.

Pour le mode d’emploi, dès le 14ème ou le 15ème jour de n’importe quelle plante, on utilise un litre d’engrais liquide bio pur dilué dans 20 litres d’eau.Deux semaines après, on fait 1 litre d’engrais liquide bio pour 15 litres d’eau, deux semaine après ont fait 1 litres d’engrais liquide bio pour 10 litres d’eau et l’opération est terminée.

Concernant l’engrais solide bio, c’est toujours avec les agrégats de la nature à savoir les feuilles vertes qu’on cueille, on fait ensuite 4m2 de fosse (2pas de chaque côté). On remplit ensuite le premier niveau de ces feuilles jusqu’à 40cm, ensuite on remplit le niveau suivant avec des feuilles sèches et on évite de tapisser. On étale au niveau suivant avec des branchages de n’importe quel buisson, on verse par la suite les déchets de n’importe quel animal sauf toujours les déchets de l’âne et du cheval et finalement on y verse de l’eau. On répète cet exercice jusqu’à ce que l’immondice atteigne 2m. Tous les 3 jours vous tournez jusqu’au 21ème jour, c’est du compost que vous obtenez et que vous pouvez conserver pendant 5 ans dans des sacs.

Il précise enfin que quel que soit le type d’engrais que vous voulez fabriquer ; solide ou liquide, cela doit se faire sous l’ombre d’un arbre ou sous un hangar ou dans une maison. On ne doit pas le faire au soleil car la fermentation occasionne la production de micro-organismes qui ne supportent pas les rayons solaires.

S.E le Larlé Naaba Tigré au point de presse

Ainsi marquait la fin de la cérémonie officielle de validation de la traduction de l’ouvrage : « Le Larlé Naaba Tigré contre la faim, nouvelles techniques culturales, outil de l’agriculteur » aux environs de 17h30 ce Jeudi 14 Novembre 2019 au stade du 4 Août dans la salle de conférence SANOU Mathias.



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