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Grande conférence à Kaya

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GRANDE CONFÉRENCE A KAYA

Les élèves de santé publique de Kaya à l’école de l’agriculture et de l’élevage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Convaincus que le salaire ne permet pas de couvrir les besoins des travailleurs, les élèves et stagiaires de l’Ecole Nationale de Santé Publique (ENSP) de Kaya à travers l’Association des Elèves Catholique ont eu l’idée d’inviter le Président de l’association Belem Wend Tiga (BELWET), S.E le Larlé Naaba Tigré pour animer une conférence sur le thème : ‘’Les activités rémunératrices, lutte contre la pauvreté et la malnutrition’’. Cette conférence s’est tenue dans la salle polyvalente de Kaya d’une capacité d’environ 500 places ce samedi 9 Juin 2018.
C’est dans cette enceinte que le Président de BELWET, S.E le Larlé Naaba Tigré fera son arrivée avec sa délégation aux environs de 9h45.

 

 

 

 

 

 

 

Ci-contre, l’arrivée de S.E le Larlé Naaba Tigré (au milieu) avec à sa droite, le Député Sayouba OUEDRAOGO et à sa gauche, M. Dibi MILLOGO, Coordonnateur de Burkinbi-Bara des hauts-bassins.

 

 

 

 

 

 

La délégation sera rejointe quelques instants plus tard par Mme la Gouverneure de la région du Centre-nord pour le top départ des travaux.

 

 

 

 

 

 

 

Ci-contre, une vue des officiels.

 

 

 

 

 

 

 

Les participants à cette conférence ont eu droit à des prestations musicales avant le démarrage effectif des travaux.
Avec l’arrivée de la Gouverneure du Centre-nord, le présidium a pris place à 10h30.

 

 

 

 

 

 

 

Ci-contre, une vue du présidium.

 

 

 

 

 

 

 

Prenant tour à tour la parole, le Maire de la ville de Kaya (2ème à partir de la droite), a exprimé ses vifs remerciements aux différentes personnalités et souligné l’engagement des élèves de l’Ecole Nationale de Santé Publique de Kaya pour lutter contre la malnutrition et la pauvreté. Il a ensuite exprimé sa gratitude à l’ensemble des participants.
Après l’allocution du Maire de Kaya, le Directeur Régional de l’ENSP du Centre-nord, M. Diadoma Alfred ZANZE (à l’extrême gauche) a témoigné sa reconnaissance aux initiateurs de cette grande conférence. Il est revenu dans le contexte du faible salaire du fonctionnaire et a trouvé pertinent le thème choisi par les élèves. Il est convaincu que les conseils que va prodiguer S.E le Larlé Naaba Tigré sont justes et mérités. Il a exhorté enfin l’ensemble des participants à accorder une importance aux mots du conférencier.
La Présidente de l’association des élèves catholiques de l’ENSP de Kaya, Mme Moyenga / Kaboré Maria (1ère à partir de la droite) a exprimé au nom des stagiaires et élèves catholiques de Kaya leurs sincères salutations au Président de BELWET et à sa délégation. Elle a affirmé que cette initiative est la bienvenue compte tenu du fait que le métier d’agent de santé n’interdit pas de s’investir dans l’agro-pastoral et que c’est un grand honneur pour l’association que S.E le Larlé Naaba Tigré soit présent ce jour. Elle réitère toute leur gratitude à son endroit et rassure qu’ils resteront attentifs aux propos du communicateur. Elle demeure convaincue qu’après cette conférence, les élèves seront mieux outillés pour entreprendre dans les activités agro-pastorales.
Emboitant le pas à la Présidente de l’association des élèves catholiques de l’ENSP de Kaya, Mme la Gouverneure de la région du Centre-nord (au milieu), a d’abord eu un mot de sensibilisation à l’endroit des jeunes de Kaya sur les IST et le SIDA. Elle affirme qu’actuellement, le taux de prévalence du VIH dans la localité est passé de 0,9 à 1,5%. Elle a ensuite tenu à remercier les élèves catholiques pour la tenue de cette activité car elle reconnait que la malnutrition et la pauvreté freine le développement.
Elle avance que selon des enquêtes réalisées en 2015, une personne sur 3 souffre de malnutrition dans le monde et au Burkina, 30,9% de la population était concerné en 2012 par cette malnutrition contre 30,2% en 2015.
Elle a saisi l’occasion pour saluer tous les partenaires de lutte contre ce fléau en particulier l’OCADES. Convaincu que la malnutrition et la pauvreté sont des thèmes plus que d’actualité, elle a souhaité de bons échanges et partage d’idées au cours de cette conférence. Tout en conseillant les élèves de l’ENSP de Kaya d’éviter le raquettage des malades, Mme la Gouverneure du Centre-nord a déclaré ouverte la conférence.
Après la traduction en langue Mooré des propos de la Gouverneure, un sketch et une photo de famille, les officiels se sont retirés à 11h20 pour faire place au communicateur du jour.

 

 

 

 

 

 

 

Ci-contre, la photo de famille.

 

 

 

 

 

 

 

Le conférencier du jour, S.E le Larlé Naaba Tigré, Président de l’association BELWET, Ministre de sa Majesté l’actuel Mogho Naaba Baongo a entamé sa communication aux environs de 11h30.
D’entrée de jeu, S.E le Larlé Naaba Tigré justifie le sens de l’existence de tout être humain par trois (3) facultés :
• Il faut savoir parler pour être utile à soi-même, à sa communauté et à son pays. A défaut de savoir parler ;
• Il faut savoir donner pour être utile à soi-même, à sa communauté et à son pays. Si cela n’est pas faisable ;
• Il faut savoir travailler pour les mêmes utilités.
L’idéal selon S.E le Larlé Naaba Tigré, est d’arriver à conjuguer ces trois (3) facultés. A défaut, il faut pouvoir faire deux (2). Sinon il faut réaliser un (1).
Celui qui n’arrive pas à accomplir au moins une chose parmi ces trois constitue non seulement un poids pour lui-même, pour sa communauté mais aussi pour son pays.
Le conférencier du jour a ensuite donné la définition des termes :
=> Activité rémunératrice comme étant en substance une activité lucrative (qui rapporte de l’argent) ;
=> Pauvreté comme une indigence caractérisée par une incapacité à subsister et à vivre décemment par manque de ressources.
=> Malnutrition étant un état pathologique dû à une carence, un mauvais équilibre des apports alimentaires.

 

 

 

 

 

 

 

Le conférencier du jour, S.E le Larlé Naaba Tigré

pendant sa communication.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Président de l’association Belem Wend tiga (BELWET) a fait savoir que l’association a été créée en 2003 et le volet micro-crédit a pu soutenir plus de 50 000 femmes avec du crédit notamment dans le Kadiogo. S.E le Larlé Naaba Tigré fait la promotion des espèces locales à travers son association. Il illustre cela à travers le Balanitès (Kiègla) qui est l’arbre le plus peuplé au Burkina après le Karité mais qui est négligé. Grâce à sa substance ‘’Oméga 6’’, les huiles extraites de cette plante sont utilisées à des fins alimentaires, cosmétiques et médicinales.
Concernant le Jatropha, S.E le Larlé Naaba Tigré affirme qu’il a initié l’exploitation de cet arbuste à partir de 2008 et qu’à l’époque, il y avait 11 sociétés dans la même filière à promouvoir le Jatropha. Mais depuis 2015, il se retrouve le seul à en assurer l’exploitation.
Il saisit d’ailleurs cette occasion pour faire savoir aux participants à cette conférence que la réussite est surtout basée sur le triptype ‘’Foi – Courage – Travail’’. Ces efforts sur le Jatropha ont fait qu’une université basée aux Etats-Unis a étudié et démontré que l’engrais issu de cet arbuste est l’un des meilleurs fumiers au Burkina Faso. Il a saisi cette occasion pour informer le public que par ses soins, 132 paysans issus des différentes régions du pays ont reçu une formation pour la fabrication de l’engrais liquide bio en 14 jours et de l’engrais solide bio en 21 jours.
Concernant le ‘’Pegnenga’’ qui est aussi un arbuste, le communicateur du jour avance que les fruits de cet arbustes sont fortement demandés par les pays européens.
A cela s’ajoute le souchet (kiogho), la fraise bio, le sorgho, le niébé, les arachides, la leucema, la citronelle, le Tangelo qui sont également des variétés produites dans les fermes BELWET.
Par rapport au Mung-bean qui est qualifié de culture révolutionnaire de cette saison 2018-2019, S.E le Larlé Naaba Tigré affirme que le Mung-bean est une manne pour le Burkina et l’Afrique. Il a commencé l’exploitation de cette légumineuse il y a environ 4 ans de cela, lorsque le docteur Drabo Issa qui n’est plus de ce monde lui a donné 3kg de cette légumineuse. Il en a produit 27kg et a donné une partie au roi du Yatenga (l’actuel Naaba Kiiba) qui a pu produire 200kg.
Les attentes sur la production du Mung-bean à la fin de cette saison hivernale sont estimées entre 6 000 et 20 000 tonnes.
Les avantages qu’il y a à s’adonner à la culture du Mung-bean sont le fait que c’est une plante résiliente en réponse à la précarité des pluies actuelles. C’est une céréale qui alimente sainement les personnes ainsi que la volaille, procure des revenus financiers conséquent grâce à son fort rendement à l’hectare (environs 1 – 1,5 tonne /ha). Enfin cette céréale prévient les maladies telles le cancer, le diabète et les AVC.

 

 

 

 

 

Ci-contre, les participants à la conférence.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au titre des projets, S.E le Larlé Naaba Tigré a laissé entendre la mise en place d’une boulangerie de pain de Mung-bean. Il prévoit aider les jeunes de 350 communes à installer des fours de pain de Mung-bean. Toujours au titre des projets, l’exploitation d’une plante nommée ‘’Shaïa’’ dont l’une des vertus est de pouvoir garder sa verdure toute l’année, la production et la commercialisation du thé, de la bière et de la liqueur de Mung-bean sont en cours de réalisation. Toute chose qui a provoqué de temps à autre des applaudissements de la part des participants.
Concernant l’élevage, le communicateur du jour précise que sa ferme est située dans la commune rurale de Dapelgo. Sur une superficie de 150 hectare, on y trouve des bovins, des caprins et des ovins.
Pour maitriser par exemple l’élevage des pintades, S.E le Larlé Naaba avance qu’il lui a fallu 20 ans et qu’à ce jour dans sa ferme, on dénombre 3 000 pintades et 12 000 poules pondeuses.
Par rapport au poulet traditionnel, le conférencier soutien qu’il a mis en place une première méthode lancée en 2011 à Komki-ipala et qui consistait en 10 poules un coq. Malheureusement, cette méthode a été hypothéquée et il lui a fallu revoir ses plans, ce qui lui a permis à nouveau de mettre en place une seconde méthode après plusieurs années de recherche. Cette méthode dite de 35/5 (35 poules 5 coqs) a visiblement ému les élèves et stagiaires de l’Ecole Nationale de Santé Publique de Kaya à en juger par leurs ovations.
La méthode de 35 poules 5 coqs (35/5) permet à celui qui la pratique de réaliser un revenu net mensuel de 100 000 F CFA.
Dans le volet de lutte contre la pauvreté, le Président de BELWET avance qu’il existe un réseau de 80 000 producteurs dans la filière Jatropha, Moringa et Balanitès, ce qui a pour conséquence d’engendrer 250 emplois permanents. La pisciculture, la production d’eau potable (à Kombissiri), la production d’aliments pour bétails et volailles sont des réalisations existantes. Ces déclarations lui ont valu encore des ovations de la part du public.
Revenant sur la filière Mung-bean, S.E le Larlé Naaba Tigré, par ailleurs conférencier du jour, affirme qu’entre 1 à 2 milliards de FCFA seront injectés dans l’économie nationale à la fin de cette saison agricole grâce à l’unique exploitation du Mung-bean.
Le conférencier du jour, S.E le Larlé Naaba Tigré, Président de BELWET a clos sa communication à 11h31mn.
Cette communication a été traduite en langue Mooré par un animateur pour une plus large compréhension. Il s’en ai suivi une série de questions de la part des participants auxquelles le communicateur a apporté des réponses adéquates. Les questions ont concerné essentiellement :
=> L’élevage des volailles ;
=> La prise en compte des hommes dans l’octroi des crédits ;
=> L’aide des jeunes dans l’élevage ;
=> Les difficultés rencontrées par S.E le Larlé Naaba Tigré dans ses entreprises et les questions de brevets de ses œuvres ;
=> La promotion de la music traditionnelle ;
=> Les machines de transformation des produits ;
=> Le Jatropha ;
=> La culture du Mung-bean et celle du Jatropha ;
=> Les coûts des aliments pour bétails et volailles produits par BELWET ;
=> Le réseau d’écoulement de la production du Jatropha et du Mung-bean.
Quelques réponses apportées par le communicateur :
• De l’élevage des volailles : Le cas particulier du model 35/5 se décompose en 7 poules + 1 coq × 5, l’espace recommandé est de 8m/5 et à partir du 6ème mois, la commercialisation commence en raison de 2000 FCFA/espèce. Le coût de la réalisation du projet est de 1million de FCFA.
• Du coût des aliments pour bétails et volailles : le communicateur avance que compte tenu du nombre élevé des espèces dans sa ferme, la production des aliments est de 5 tonnes par jour et il invite les éleveurs ayant plus de 3000 espèces à préférer fabriquer les aliments sur place.
• De la prise en compte des hommes dans les octrois de crédit : le Président de BELWET dira tout simplement que les femmes constituent la première cible mais que les hommes ne sont pas exclus du processus bien que leur nombre soit réduit. Les montants de crédits octroyés vont de 50 000 à 300 000 FCFA.
• Des difficultés : S.E le Larlé Naaba Tigré dira que dans toute entreprise, les difficultés ne manquent pas et il ne fait pas l’exception. Mais c’est la volonté et l’engagement qui permet de réussir.
• Des brevets : il explique qu’ils sont extrêmement coûteux (15 millions de FCFA par brevet), il lui est encore difficile de s’en procurer.
• Du Jatropha et du Mung-bean : il explique que ce sont des cultures qui peuvent se juxtaposer. Cependant le Mung-bean préfère les terrains argilo-sablonneux. Il invite par ailleurs les personnes désireuses de ne pas hésiter à venir visiter sa ferme de Dapelgo pour plus d’informations.

Il était 14h00 quand le conférencier a épuisé toutes les questions.

La dernière étape était consacrée aux journalistes.

 

 

Le conférencier du jour, S.E le Larlé Naaba Tigré

répondant aux questions des journalistes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le communicateur dit être venu sur invitation des élèves de l’école de santé de Kaya et les nombreuses questions soulevées lors des travaux montrent l’intérêt accordé à cette conférence. Il saisit l’occasion pour saluer l’ensemble du monde rural et se dit content d’avoir partagé ses expériences par rapport à ses activités. Il dira que la réussite n’est pas le fait d’un jour, qu’il faut toujours avoir le courage de continuer jusqu’aux résultats et son objectif justement est de lever la faim et la pauvreté d’ici 5 à 10 ans. Il remercie enfin le ministère de la santé.

Le Directeur Régional a succédé au conférencier et a salué le fait que les élèves de santé cherchent à s’investir dans des activités compatibles avec le métier de soignant. Il convient que les conseils prodigués par S.E le Larlé Naaba Tigré sont pertinents et vont permettre aux élèves et stagiaires de mener des activités pour compenser le manque à gagner.

 

 

 

 

Le Directeur Régional de la santé du Centre-nord,

M. Diadoma Alfred ZANZE face à la presse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Présidente de l’association des élèves catholiques de l’ENSP de Kaya a emboité le pas du Directeur Régional pour dire qu’ils ont bien appris à travers cette conférence donné par le Président de BELWET et que cette communication est la bienvenue car elle leur offre des voies pour vaincre la misère. Elle est particulièrement intéressée par l’élevage des poules du type 35/5 et se dit être satisfaite du travail abattu.

 

 

La Présidente de l’association des élèves catholique de l’ENSP de Kaya,

Mme Moyenga/Kaboré Maria face à la presse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’élève de 1ère année dans la filière Maïticien d’Etat a clos la séance des reponses aux questions des journalistes. Il trouve que cette conférence a beaucoup de bénéfice pour eux et que ce qui a retenu son attention est la culture du Mung-bean et l’élevage des poulets.

 

 

 

L’élève de 1ère année Maïticien d’Etat,

Kinda Luc répondant aux questions.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il était 15h quand la délégation conduite par le conférencier a repris la route pour la capitale Ouagadougou.

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